dimanche 30 septembre 2018

La Moldau de Smetana

Aujourd’hui, vous entendrez l’œuvre qui illustre le mieux, selon moi, un air joué en majeur et mineur : et c’est le même air!
Je vous présente donc la Moldau de Bedřich Smetana et je ne peux m’empêcher de faire un peu de géographie!
Professeure un jour, professeure toujours!

Êtes-vous déjà allés à Prague? Avez-vous traversé le pont Charles? Eh bien, vous êtes passés juste au-dessus de mon exemple d’aujourd’hui! En effet, la Vltava, le nom de cette rivière, se dit en allemand : Moldau, comme dans Republik Moldau (la République de Moldavie).
Wikipedia, le dictionnaire allemand Leo et moi, on est imbattable!

Je ne connais pas les particularités de ce cours d’eau mais je sais ce que ma Moldau a de spécial… musicalement!
Le thème de cette œuvre est construit en MINEUR, joué tout le long en MINEUR puis il passe dramatiquement en MAJEUR juste à la fin. De plus, je vais vous indiquer précisément où ça se passe!

Je vous conseille d'écouter l’oeuvre au complet à partir de 20:25. Le thème en mineur apparaît à 21:33 puis est répété plusieurs fois. L’œuvre se conclut en majeur à 31:18.

Ce n’est pas nécessaire d’entendre la différence finalement, car mon but inavoué c’était de vous faire découvrir une œuvre magnifique!
Bonne écoute!

Bedřich Smetana - Vltava (La Moldau) à 20:25

https://www.youtube.com/watch?v=sn2tlfH5hqU


dimanche 16 septembre 2018

Candide de Leonard Bernstein




Le 25 août dernier, le chef d'orchestre et compositeur Leonard Bernstein aurait célébré son 100ème anniversaire (il est décédé en 1990). Tout le monde de la musique a souligné cet anniversaire et je ne veux pas être en reste!

J’ai décidé de lui rendre un hommage très personnel en vous confiant les trois raisons pour lesquelles j’aurais aimé rencontrer cet artiste d'exception.

La première : il avait beaucoup de talents!
Cet excellent chef d’orchestre se doublait d'un compositeur qui a vraiment touché à tous les genres. Du plus abordable : la comédie musicale West Side Story aux pièces plus complexes : A Quiet Place, notamment. L’extrait proposé aujourd'hui appartient à une œuvre que je situerais au milieu de son corpus musical : l’opérette Candide, inspirée par le roman de Voltaire.

La deuxième raison : quel extraordinaire pédagogue!
Pendant plus d’une dizaine d’années, il a présenté à la télévision l’émission Young People's Concert qui a fait découvrir la musique classique à toute la génération des jeunes Baby Boomers!
Ce fut un professeur charmant, drôle et surtout très simple et clair. Ce qui n’est pas évident pour quelqu’un qui, comme chef d’orchestre, a continuellement le nez dans des partitions très complexes.

La troisième raison :
Bernstein était lié avec Herbert von Karajan, de 10 ans son aîné. À la fin de la vie de Karajan, ils se sont rencontrés juste avant un concert et se sont enfermés dans un local pour parler.
À la fin de cet entretien privé, on a demandé à Bernstein :
“Quel a été votre sujet de conversation? La musique, la philosophie, Dieu?”
Et Bernstein de répondre :
“On a tranquillement causé de nos maladies! »

Je vous confie maintenant la dernière raison pour laquelle j’aurais voulu connaître personnellement Leonard Bernstein…
Voyez-vous, à mon âge, moi aussi j’aurais aimé lui parler de mes bobos! 😉

Voici donc cet extrait de l’opérette Candide.
Frissons garantis jusqu’à la fin, foi de vieille musicienne!

Leonard Bernstein - Candide - Make Our Garden Grow