dimanche 15 mars 2020

Un antivirus naturel : Johann Sebastian Bach!

En ces temps de virus qui se propage et de bourse qui sursaute...
Pourquoi pas Bach?
Et pourquoi pas une œuvre que j’écoute depuis très longtemps et qui me fait toujours un bien immense?

Voici le Magnificat en ré majeur de Johann Sebastian Bach!

Vous avez besoin d´énergie? 
Je vous conseille le début (de 0:47 à 3:27).
Ça déménage!

Vous désirez relaxer un peu?
Pourquoi pas le calme et la beauté sans nom du « Et misericordia » (à 11:48)?

Ce n’est pas suffisant? Il vous faut une forte dose d'antidépresseur?
Écoutez l’œuvre au complet! 
Elle est extraordinaire!
C’est Bach à son meilleur!

Il a composé ce Magnificat à Leipzig en 1733, en même temps que le Kyrie et le Gloria de la Messe en si mineur. 
Une grande année!

Cette version de 1733, en ré majeur, est la version « améliorée » du Magnificat en mi bémol écrit 10 ans auparavant. La tonalité de ré majeur convenait mieux aux trompettes qui sont très en évidence tout au long de l’œuvre. Bach devait estimer grandement cette dernière version car c’est un des plus beaux manuscrits de sa main qui nous soient parvenus!

Comme vous l’avez peut-être remarqué, mes publications se sont faites plus rares dernièrement. Je n’ai pas pu vous écrire régulièrement car je donnais des conférences. Alors, pour me faire pardonner, je vous propose cette phrase de Marcel Achard.

« Je veux bien que les gens regardent leur montre quand je donne une conférence, ce que je ne supporte pas, c’est qu’ils la portent à leur oreille pour vérifier qu’elle n’est pas arrêtée. » 😊

Allez… Prenez bien soin de vous!

Johann Sebastian Bach - Magnificat en ré majeur BWV 243 - 

Collegium Vocale de Gand - Philippe Herreweghe (chef d’orchestre)

dimanche 2 février 2020

Jacques Offenbach, Barcarolle

Vous avez de l’imagination?
Je veux que vous vous mettiez dans la peau d’un Japonais, compositeur de comédies musicales sur Broadway, juste après l’attaque de Pearl Harbor.
Alors, vous avez une petite idée de ce qu’a pu vivre l’Allemand Jacques Offenbach à Paris en 1870 lors de la guerre franco-prussienne.
Il s’est d’ailleurs obligé à un exil forcé jusqu’à ce que le conflit soit terminé en 1871.

Ce qui ne l’aidait pas, c’est qu’il avait en plus une apparence unique : très, très mince avec un nez crochu et de longs favoris blonds. 
Bref, pas du tout Alain Delon!
Il a d’ailleurs été le sujet de plusieurs caricatures, même avant la guerre!

Malgré tout cela, Offenbach a créé des oeuvres totalement légères.
Il s’est même permis d’inventer l’opérette, rien de moins! 
On peut dire qu'il était doué pour le bonheur.
Et doué pour rendre les gens heureux!

Parlant d’œuvres joyeuses, je vous en présente un très bel exemple : la "Barcarolle", tirée de l'opérette Les Contes d'Hoffmann de JAKOB Offenbach.
Eh oui! Ce Juif allemand avait changé son prénom : Jakob Offenbach était devenu Jacques Offenbach pour pouvoir faire carrière en France. 

Et puis, je vous parie que vous allez reconnaître cette Barcarolle en pensant ceci : dans quel film ai-je entendu cet air?
Réponse : « La vita è bella » de Roberto Benigni. 
Ce cinéaste italien qui est responsable d’un parcours plutôt original, lors de la réception de son Oscar en 1999! 
À visionner au moins une fois dans sa vie! 

Pour couronner le tout, voici la plus belle interprétation de ce duo d’Offenbach!
Ne cherchez pas ailleurs, c’est ici! 😉
Avec Anna Netrebko, soprano et Elina Garanča, mezzo-soprano.
Qui dit mieux? 😄

dimanche 15 décembre 2019

9e Symphonie de Beethoven : Ode à la liberté!

L’Ode à la joie de la 9e Symphonie de Beethoven?
Non! L’Ode à la liberté!
L’époque de Beethoven n’était pas particulièrement permissive. Vienne vivait sous le régime le plus contre-révolutionnaire d’Europe où la censure et la torture se pratiquaient régulièrement.
Beethoven, tout comme Mozart, était membre d’une société secrète : les francs-maçons. Lors des réunions, les membres chantaient La Marseillaise et reprenaient sur ce même air, les paroles du poème de Schiller : l’Ode à la joie… mais transformée en Ode à la liberté.
En effet, au lieu du mot FREUDE (joie), ils utilisaient toujours le mot FREIHEIT (liberté).
Lorsque Beethoven a composé sa 9e et dernière symphonie, il a mis en musique ce poème de Schiller et a joué de prudence en utilisant le mot le moins compromettant : d’où l’Ode à la joie.
Leonard Bernstein a retrouvé le sens premier de ce texte lors du concert de Noël qui a suivi la réunification de l’Allemagne en 1989, il y aura 30 ans dans quelques jours. Le mot FREIHEIT = liberté a repris sa place et a remplacé le mot Freude = joie.
En écoutant ce qui suit (à partir de 1:07:04), on peut entendre clairement les interprètes chanter la liberté! On peut même voir les paroles puisque cette vidéo est sous-titrée en allemand.
Les chanteuses et chanteurs sont accompagné.e.s par des membres des orchestres de l’Allemagne de l’Ouest, de l’Allemagne de l’Est, en plus des 4 pays présents à Berlin depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : la France, les États-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne.
Bernstein a ajouté un choeur d’enfants aux effectifs habituels ce qui contribue à faire de cette interprétation un événement unique, émouvant et mémorable!


dimanche 24 novembre 2019

La liste de Schindler


De la musique... QUI VA traverser le temps!
Et ce n’est pas de la « musique classique »!
Voici ma prédiction : le thème principal du film La liste de Schindler sera encore joué dans 100 ans!
Je l’affirme bien humblement! 😉
Alors pour cette présentation exceptionnelle, ma nature de professeure a pris le dessus! Je vous propose un SAVEZ-VOUS QUE qui porte justement sur La liste de Schindler.
Savez-vous que :
- L’auteur de la musique, John Williams, c’est d’abord un chef d’orchestre très connu et un excellent compositeur de musique « sérieuse »!
https://youtu.be/grSuicpzxR8


- Le réalisateur du film, Steven Spielberg, n’avait aucune idée comment tout ça allait se terminer! Cette finale lui est venue pendant le tournage!

- L’interprète principal de la bande sonore, le violoniste Itzhak Perlman, a enregistré toute la musique assis devant un petit moniteur où il visionnait des extraits du film.
Oui, Itzhak Perlman ne joue pas de violon debout car il n’a plus l’usage des ses jambes : il a eu la polio à l’âge de 4 ans. En Israël, on ne l’a pas soigné adéquatement. S’il avait habité aux États-Unis, les spécialistes américains l’auraient probablement guéri. Comme il se déplace avec des béquilles, il ne peut évidemment pas arriver sur scène en tenant son violon et son archet. Alors, il en fait un sujet de blague, et pas nécessairement la même à chaque fois!
Je vous présente donc 2 versions amusantes de cet échange archet-violon-baguette de chef d’orchestre!
Vous voulez savoir comment ça se passe?
Il vous faut absolument regarder ces 2 vidéos!
Je ne vends pas mes punchs!
Eh! Que je suis vilaine! ?😁
1. Wolfgang Amadeus Mozart - Symphonie concertante pour violon et alto K. 364

2. John Williams - La liste de Schindler

mercredi 20 novembre 2019

Citation : Mozart

Lorsqu’on vient d’entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui.
Sacha Guitry

dimanche 20 octobre 2019

Le jour où Mozart m’a fait perdre tous mes moyens!

Je suis musicienne, j'ai donc étudié la musique! Quand on étudie en musique, on fait des dictées musicales. Pour les gens qui ne savent pas : ça ressemble aux dictées de la petite école, sauf qu'au lieu d'écrire des mots, on écrit des notes.
Je devais écouter et écrire le début d’une sonate pour piano de Mozart. J'avais droit à 3 écoutes (un petit bout à la fois, quand même!)
1re écoute : incapable d’identifier une seule note! Juste : "mon Dieu que c'est beau!"
2e écoute: même chose!
3e écoute : bouleversement total et une feuille de portées complément vide!
Par chance, cette œuvre n’a pas été présentée lors d’un examen!
Pour que vous compreniez ce qui m’est arrivé, je vous ai trouvé une interprétation qui me fait exactement le même effet! Heureusement, je n’ai rien à écrire cette fois… et vous non plus!
Cette pièce est exceptionnelle et pas seulement à cause de sa beauté. Je vous explique.
Les sonates de Mozart, comme plusieurs compositions, sont constituées de 3 parties :
-un premier mouvement : rapide, pour impressionner en arrivant!
-un deuxième mouvement : plus lent, souvent mon préféré.
-un troisième mouvement : rapide, pour impressionner en finissant!
Eh bien, cette œuvre de Mozart COMMENCE par un mouvement lent : un Adagio. C’est sa seule sonate pour piano qui est construite ainsi.
Précision pour les musicien.ne.s. Oui, il y en a une autre, la sonate en do mineur K. 475. Elle débute par d’un Adagio (la Fantaisie qui lui sert d’introduction), mais ce n’est pas le premier mouvement.
Je tenais à mon exception! 😉
Comme vous le savez peut-être, je ne fais pas que présenter des exceptions (et enseigner le piano!), je donne aussi des conférences sur les compositeurs et les interprètes. Trois de mes présentations diffèrent des autres. J’y ai rassemblé un potpourri d’œuvres qui font du bien! On en a toujours besoin!
Cette pièce de Mozart s’est imposée d’elle-même lorsque j’ai eu cette idée. Elle crée une grande émotion… sereine.
Je suppose que vous désirez connaître le nom de mes conférences « qui font du bien »?
La musique qui fait du bien 1
La musique qui fait du bien 2
La musique qui fait du bien 3
Que voulez-vous, j’ai toujours été reconnue pour mon originalité!
Wolfgang Amadeus Mozart - Sonate en mi b Majeur, K. 282 - Leon Fleisher (piano)
https://www.youtube.com/watch?v=ebeNLW9quLQ

dimanche 6 octobre 2019

Jessye Norman

Cette chanteuse noire américaine est décédée il y a quelques jours… Pour honorer sa mémoire, je vous présente tout d’abord une des plus belles versions de la chanson AMAZING GRACE. Elle l’a interprétée lors d’une soirée hommage au comédien Sidney Poitier. Toute la salle pleurait, y compris le président Bill Clinton.





Mon amour pour Jessye Norman a commencé par un coup de foudre total lors du visionnement d’un concert télévisé présenté à PBS (l’équivalent américain de la chaîne ARTE). Elle m’a complètement conquise en très exactement 4 minutes 15 secondes! 
Elle avait chanté ceci :


Richard Strauss - Morgen



C’est étrange, j’ai l’impression de perdre une femme avec laquelle j’étais intimement liée. Pourtant, je ne l’avais vue qu’une seule fois en concert.
Mais sa voix! Sa présence sur scène!
Je n’ai jamais retrouvé ce que j’ai ressenti ce soir-là!
Jamais!


Richard Wagner - Tristan et Iseut



Et puis, je dois absolument vous parler d’un documentaire qui a été tourné au Maroc en 2008 par André Heller. Ce film sur Jessye Norman fut présenté au Festival International des films sur l'art de Montréal. Imaginez les images qui suivent sur un écran immense dans une toute petite salle.
L’effet était hallucinant!

Henry Purcell - Didon et Énée



J’ai trouvé pour vous une de ses dernières interviews. Elle a été enregistrée dans le cadre du TIFF (Toronto International Film Festival), en février dernier. On lui remettait alors le Prix Glenn-Gould. En visionnant ce qui suit, vous allez constater à quel point Jessye Norman était une femme absolument charmante, et très drôle!
Hélas, c’est en anglais. Mais avec mon anglais approximatif, j'ai tout compris! Ça veut dire que vous allez comprendre vous aussi! 😉


À 7:45, elle arrive en fauteuil roulant.



En terminant, je veux vous confier un secret : je mets beaucoup de temps à écrire chaque petit texte que je publie.
Aujourd’hui, j’ai fait une exception; je l'ai rédigé en quelques jours.
Il n’a peut-être pas les qualités habituelles.
Vous voulez bien me pardonner?

Il y avait urgence… 😢

dimanche 22 septembre 2019

Léonard de Vinci, le musicien!



Cet été, pour « fêter » le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, j’ai lu sa biographie. J’ai alors découvert que nous avions 2 choses en commun : il était gaucher et professeur de musique!
C’est même ce talent qui lui a permis de trouver du travail à Milan avec un des ses élèves. Il venait de quitter Florence en 1482 à l’âge de 30 ans.
À Milan, Ludovic Sforza l'a engagé comme metteur en scène ET responsable de la musique des fêtes du palais.
Pour illustrer ces 2 talents dans un même homme, je vous donne des exemples contemporains.
Léonard de Vinci, c’était une sorte de :
Robert Lepage - Félix Leclerc (exemple québécois)
ou
Patrice Chéreau - Georges Brassens (exemple français).
De plus, ses dessins d’hélicoptères, de sous-marins et ses toiles célèbres nous prouvent à quel point son génie était universel. Malheureusement pour nous, Léonard n’a pas laissé d’œuvres écrites en musique. On sait cependant qu’il improvisait magnifiquement en s’accompagnant à la LIRA DA BRACCIO (une sorte de lyre, ancêtre du violon).
Cet instrument m’a causé quelques problèmes car la lira da braccio ne court pas les rues de YouTube!
Mais… j’ai quand même réussi à vous dénicher 2 vidéos concluantes.
Dans la première, on présente et joue de cet instrument. La deuxième est très courte : une musicienne chante en s’accompagnant à la lira da braccio. J’ai choisi des œuvres contemporaines de Léonard pour que vous ayez une idée exacte de ce qu’il pouvait interpréter.
Maintenant, je dois vous avouer humblement que la lecture de cette biographie m’a donné des complexes. Hélas, je n’ai que 2 choses en commun avec Léonard de Vinci et elles sont énumérées plus haut : gauchère et professeure de musique.
La preuve.
Lorsque des gens viennent me voir pour un premier cours de piano, je dois illustrer la bonne position à l’instrument.
Pour ce faire, je « dessine un bras ».
Devant l’air ahuri provoqué par la qualité mon croquis, je me sens obligée de préciser : « ce n’est pas un cours de DESSIN, mais un cours de piano! »
Il faut croire que personne ne m'en a jamais tenu rigueur car, en général, les élèves reviennent pour un 2e cours.😉
Présentation de la lira da braccio par l’ensemble Le Miroir de la Musique.

Court chant où Gaby Bultmann joue sur une reproduction de l’instrument, tel que modifié par Léonard de Vinci.

dimanche 23 juin 2019

Franz Schubert : la 5e Symphonie

Vous voulez écrire une biographie de Franz Schubert à partir de sa correspondance?
Bonne chance!
Schubert est né à Vienne et a pratiquement passé sa vie dans cette ville, contrairement à Mozart qui a voyagé beaucoup dès son jeune âge. Conséquences de tout cela? La correspondance de Mozart fait 5 tomes et celle de Schubert, 78 pages!
Maintenant, vous voulez visiter l’endroit où a habité Franz Schubert à Vienne?
Bonne chance!
Il n’a jamais eu d’appartement à lui!
Schubert, c’était un Tanguy!
Il a demeuré très longtemps chez son père et sa belle-mère, ensuite chez des parents et amis.
C’est peut-être cette absence de responsabilités qui lui a permis de composer autant d’œuvres dans sa courte vie : plus de 960 et il est décédé à 31 ans. Je dois vous dire honnêtement qu’il a fait beaucoup de lieder (chansons), des œuvres très courtes. Mais au total, presque 1000, c’est quand même beaucoup!
Le musicologue Otto Erich Deutsch a dressé la liste chronologique des pièces de Schubert (d’où la lettre D. avant chaque nom d’œuvre). Il attribue le numéro 485 à la ravissante 5e Symphonie présentée aujourd’hui.
Alors, j’ai une question pour vous :
Quel âge avait Schubert quand il a écrit sa 485e pièce?
La réponse est dans cette vidéo :
Bon… il avait un an de plus…
J’ai triché un peu pour les besoins de ma cause!
Pour me faire pardonner cette blague très peu « musique classique », je vous ai trouvé une interprétation exceptionnelle de la 5e Symphonie par les musiciens l’Orchestre de l'âge des Lumières, sous la direction de Sir Charles Mackerras. Ils ont enregistré plusieurs Symphonies de Schubert, avec des instruments d’époque, et le résultat est toujours absolument parfait.
Cette symphonie est magnifique du début à la fin. Le premier mouvement (mon préféré!) constitue une joyeuse introduction à cette nouvelle saison qui commence!
C’est pourquoi je vous l’offre aujourd’hui et j’en profite en même temps pour vous souhaiter un été heureux, ensoleillé et… reposant!
On se retrouve en septembre!
Franz Schubert - Symphonie no. 5 - D. 485
Orchestre de l'âge des Lumières
Sir Charles Mackerras (chef)

dimanche 26 mai 2019

Charles Ives : The Unanswered Question

La musique d’un agent d’assurance utilisée pour les films « Cours, Lola, cours », « La mince ligne rouge » et plusieurs autres!
Le compositeur (et agent d’assurance!) Charles Ives était l’un des préférés de Léonard Bernstein. Tellement qu’il s’est servi du titre de l’œuvre présentée aujourd’hui pour une série de conférences : The Unanswered Question.
Et moi, j’ai découvert vraiment cette pièce lorsque j’ai lu le livre du chef de l’Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano, un Américain lui aussi.
Alors…
On parle de Charles Ives, un compositeur auquel 2 chefs d’orchestre très connus vouent une admiration sans borne!
The Unanswered Question (La question sans réponse), présentée aujourd’hui, est d’une originalité sans précédent dans cette période de l’histoire de la musique américaine.
La première version de 1908 doit être jouée par des musiciens placés en coulisses (un quatuor à cordes), un quatuor de flûtes sur scène et une trompette ailleurs dans l’espace (par exemple, au premier balcon).
Ives a adapté The Unanswered Question pour un orchestre en 1935 et c’est cette version que nous entendrons.
Fait étonnant : cette pièce n’a été créée qu’en 1946, soit 38 ans après sa composition!
Pendant tout le déroulement de l’œuvre, la trompette pose plusieurs fois la question à propos de l’existence, les vents essaient vainement d’y répondre et les cordes forment une sorte de tapis statique qui représente le « silence des druides »! Et tous ces groupes d’instruments jouent à différents tempos!
Finalement, la question reste sans réponse.
Il faut dire que, comme je l’ai dit plus haut, le compositeur Charles Ives possédait une compagnie d’assurance. Vous avez déjà fait affaire avec des compagnies d’assurance?😉
Plus sérieusement maintenant, je vous propose d’écouter « The Unanswered Question » de Charles Ives : une oeuvre étrange, poignante et complètement originale… même après 111 ans!