dimanche 15 décembre 2019

9e Symphonie de Beethoven : Ode à la liberté!

L’Ode à la joie de la 9e Symphonie de Beethoven?
Non! L’Ode à la liberté!
L’époque de Beethoven n’était pas particulièrement permissive. Vienne vivait sous le régime le plus contre-révolutionnaire d’Europe où la censure et la torture se pratiquaient régulièrement.
Beethoven, tout comme Mozart, était membre d’une société secrète : les francs-maçons. Lors des réunions, les membres chantaient La Marseillaise et reprenaient sur ce même air, les paroles du poème de Schiller : l’Ode à la joie… mais transformée en Ode à la liberté.
En effet, au lieu du mot FREUDE (joie), ils utilisaient toujours le mot FREIHEIT (liberté).
Lorsque Beethoven a composé sa 9e et dernière symphonie, il a mis en musique ce poème de Schiller et a joué de prudence en utilisant le mot le moins compromettant : d’où l’Ode à la joie.
Leonard Bernstein a retrouvé le sens premier de ce texte lors du concert de Noël qui a suivi la réunification de l’Allemagne en 1989, il y aura 30 ans dans quelques jours. Le mot FREIHEIT = liberté a repris sa place et a remplacé le mot Freude = joie.
En écoutant ce qui suit (à partir de 1:07:04), on peut entendre clairement les interprètes chanter la liberté! On peut même voir les paroles puisque cette vidéo est sous-titrée en allemand.
Les chanteuses et chanteurs sont accompagné.e.s par des membres des orchestres de l’Allemagne de l’Ouest, de l’Allemagne de l’Est, en plus des 4 pays présents à Berlin depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : la France, les États-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne.
Bernstein a ajouté un choeur d’enfants aux effectifs habituels ce qui contribue à faire de cette interprétation un événement unique, émouvant et mémorable!