dimanche 24 septembre 2017

Le pianiste Lang Lang dans... Beethoven!

Mon dernier texte portait sur le pianiste Lang Lang : on l’a vu expliquer une partie du fonctionnement du piano, les pédales.

Cependant, cette publication était extrêmement frustrante : présenter cet extraordinaire pianiste qui ne joue que quelques notes, je trouve que c’est du sadisme digne de Cruella dans les 101 dalmatiens!
Alors, pour me faire pardonner, voici Lang Lang qui joue VRAIMENT du piano!

Piotr Ilitch Tchaïkovsky - Concerto nº1 en si bémol mineur, op 23

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est énergique! Une interprétation comme celle-là “vend” la musique classique! Voilà qui est à mon goût!

Et permettez-moi d’ajouter une idée un peu folle. J’imagine que les performances du pianiste et compositeur Franz Liszt devaient ressembler à ça. Je peux dire ce que je veux et vous ne pouvez pas me contredire, aucun d’entre nous n’a fréquenté le XIXe siècle! 😀

Mais…
Il y a un mais…
Quand quelqu’un joue de cette façon, on se pose souvent la même question : est-ce qu’il peut faire autre chose? Est-ce que c’est un artiste capable d’intériorité?

Eh bien… J’ai trouvé une vidéo qui répond à cette question.

Le 5e concerto de Beethoven, c’est de la musique CLASSIQUE dans le sens historique du terme : la période de Mozart, Haydn et Beethoven. On parle souvent de musique classique mais savez-vous qu’en principe, ce terme ne s’emploie que pour parler de ces 3 compositeurs et leurs contemporains?

Cependant, de nos jours, on a donné le nom de musique classique à toute “la musique qui a traversé le temps”! 😉

Donc, Beethoven ne représente pas les épanchements et extériorisations de la musique romantique. Pour pouvoir l’interpréter correctement, il faut plus que de la virtuosité, il faut posséder toutes les qualités d’un vrai musicien! Lang Lang démontre ici qu’il possède tout ça!
Mais il reste un pianiste extraverti, il ne fera jamais du piano comme un moine en contemplation!

J’aime bien quand les artistes se retrouvent là où on ne les attend pas. C’est comme voir une personne que vous pensez connaître et qui vous surprend en vous montrant une part secrète d’elle-même.

Ce n’est que plus touchant...

P.S. Je vous invite à regarder l’émotion dans les yeux du pianiste et du chef.

Ludwig van Beethoven - Concerto pour piano nº 5 en mi bémol majeur, op 73 (à partir de 4:20).


dimanche 17 septembre 2017

Lang Lang : LES TROIS PÉDALES DU PIANO

Si vous êtes pianiste ou très connaissant(e) en la matière, vous allez directement à la vidéo qui explique la fonctionnalité de chacune des pédales. Ça vaut la peine d’être vu car la professeure de piano que je suis a appris quelque chose de nouveau, mais je ne vous dis pas quoi! 😉
En introduction à cette vidéo, je vous parle des pédales du piano droit et du piano à queue en ajoutant les différences énormes qu’il y a entre les deux!

1. LA PÉDALE DE DROITE
Pédale forte.

Voici comment elle fonctionne.
Lorsqu’on joue une note, le marteau va frapper sur les cordes : il y a un son. Quand on lève le doigt, il n’y a plus de son.
Pourquoi?
Parce que dès qu’une note est lâchée, il y a un petit feutre (étouffoir) qui va s’appuyer sur la corde et arrête le son net.
La pédale forte, en enlevant tous les étouffoirs sur toutes les cordes, fait que ça résonne en masse!
Pour arrêter tout ça, on n’a qu’à lâcher la pédale (lever le pied de l’accélérateur!) et les étouffoirs se précipitent sur les cordes!
Tout redevient normal.


2. LA PÉDALE DU MILIEU
2 utilités différentes selon les pianos

A) Les pianos à queue et certains pianos droits.
Cette pédale sert à garder le son d’une note ou d’un accord SEULEMENT à l’aide des étouffoirs. Dans la vidéo qui suit, on voit clairement comment elle fonctionne.

B) Les autres pianos droits.
La pédale du milieu, c’est une sourdine.
Ce qui a fait dire à une de mes petites élèves : “chez nous c’est pas pareil, on a une sardine!”
On abaisse cette pédale et on la bloque en la tassant dans un trou au bas du piano : elle reste là.
La pédale-sourdine déclenche alors un mécanisme qui descend un long “feutre” qui se positionne entre les marteaux et les notes. Ça enlève beaucoup de puissance au son et permet de pratiquer pendant que les enfants dorment… 😊


3. LA PÉDALE DE GAUCHE
Pédale douce

A) La pédale douce des pianos à queue.
Elle a un effet spectaculaire : elle tasse tout le clavier vers la droite! La première fois que j’ai joué sur un piano à queue, j’ai eu la surprise de ma vie!
Cette pédale, en déplaçant tout le mécanisme, décalent les marteaux. Ils ne frappent plus sur la totalité des cordes d’une même note (2 sur 3 en général)... donc on a moins de son.
La plupart des pianistes ne laissent pas leur pied gauche dessus et le déplacent souvent. Ce qui a fait dire à ma mère lors d’un concert : “pauvre pianiste qui a mal au pied, il est toujours en train de le bouger…” ! 😂

B) La pédale douce des pianos droits.
Elle ne fait pas du tout la même chose mais pour un même résultat. Elle rapproche les marteaux des cordes. L’élan du marteau venant de plus près, le son est plus doux.


Voici maintenant la vidéo sur les pédales d’un piano à queue avec des explications en anglais.
Notre coach c’est Lang Lang, un des pianistes les plus célèbres du monde!
Et il a pris le temps de nous expliquer tout ça.

Je n’en reviens pas encore! 😊



dimanche 10 septembre 2017

Nadine Sierra, ma découverte de l'été!

Voici ma découverte de l’été!
Je l’ai faite en regardant à la télévision le concert du 14 juillet dernier à Paris. Au tout début de l’émission, une jeune soprano américaine de 29 ans s’est avancée seule devant les 500 000 personnes et a commencé à chanter.


J’ai d’abord été frappée par sa voix et son assurance. Elle s’exécutait avec un tel aplomb. J’avais rarement vu ça à cet âge… et surtout devant cette immense foule!


Puis, elle a continué à chanter “O mio babbino caro” et je l’ai trouvée absolument parfaite! Rien de moins! De plus, j’ai été très très émue et soufflée par sa virtuosité!
Surtout très émue...
Je pense que je n’avais jamais entendu cet air de Puccini interprété de cette façon!


Je l’ai trouvée exceptionnelle à tous les points de vue et il faut croire que je ne suis pas la seule car elle a gagné plusieurs concours aux États-Unis. Cette année, elle va chanter dans les plus grandes maisons d’opéra du monde!


Vous n’aimez pas l’opéra? Faites un petit essai, vous ne serez pas déçus. Vous devez bien avoir 2 minutes à perdre! Et puis, elle est ravissante, ce qui ne gâte rien!


Vous êtes comme moi et vous adorez l’opéra? Vous allez faire une superbe découverte qui va vous transporter!


Il y a des voix qui vont directement au coeur… ça doit être ça le talent!


Et le talent, ça rend heureux!




dimanche 3 septembre 2017

James Ehnes : un violoniste étonnant

Un jour au concert, j’ai assisté à un événement absolument étonnant. Après l’entracte, les musiciens sont revenus sur scène se sont mis à chuchoter quelque chose en regardant tous dans la même direction dans la salle. Curieuse comme je suis, j’ai suivi leur regard pour savoir ce qui se passait…

Eh bien! Oh! Surprise!
Le violoniste soliste de la première partie était tout bonnement assis avec nous pour écouter la suite du concert!
Je n’avais JAMAIS vu ça!

Tout cela se passait il y a 4 ans…
Cette année j’ai eu l’occasion de revoir le violoniste en question et vous pensez bien que je le guettais juste après l’entracte…
Mais oui, il a refait la même chose! Il était là, il écoutait ses pairs! 


Je vous propose aujourd'hui une de mes œuvres préférées : la Chaconne de la Partita pour violon seul en ré mineur de Bach. Elle est jouée par cet interprète dont je vous parlais et qui est unique à bien des égards... parce qu’en plus, James Ehnes a un talent fou!

Je vous suggère de prendre le temps de bien écouter cette vidéo. Profitez-en pour vous permettre une petite pause, une sorte d’oasis dans votre journée.

Cependant, il serait peut-être bon que vous n’ayez pas trop de monde autour de vous…
parce que c’est beau à en pleurer.

Jean-Sébastien Bach - Partita pour violon seul en ré mineur BWV 1004 - Chaconne.
James Ehnes, violon.