Mon dernier texte portait sur le pianiste Lang Lang : on l’a vu expliquer une partie du fonctionnement du piano, les pédales.
Cependant, cette publication était extrêmement frustrante : présenter cet extraordinaire pianiste qui ne joue que quelques notes, je trouve que c’est du sadisme digne de Cruella dans les 101 dalmatiens!
Alors, pour me faire pardonner, voici Lang Lang qui joue VRAIMENT du piano!
Piotr Ilitch Tchaïkovsky - Concerto nº1 en si bémol mineur, op 23
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est énergique! Une interprétation comme celle-là “vend” la musique classique! Voilà qui est à mon goût!
Et permettez-moi d’ajouter une idée un peu folle. J’imagine que les performances du pianiste et compositeur Franz Liszt devaient ressembler à ça. Je peux dire ce que je veux et vous ne pouvez pas me contredire, aucun d’entre nous n’a fréquenté le XIXe siècle! 😀
Mais…
Il y a un mais…
Quand quelqu’un joue de cette façon, on se pose souvent la même question : est-ce qu’il peut faire autre chose? Est-ce que c’est un artiste capable d’intériorité?
Eh bien… J’ai trouvé une vidéo qui répond à cette question.
Le 5e concerto de Beethoven, c’est de la musique CLASSIQUE dans le sens historique du terme : la période de Mozart, Haydn et Beethoven. On parle souvent de musique classique mais savez-vous qu’en principe, ce terme ne s’emploie que pour parler de ces 3 compositeurs et leurs contemporains?
Cependant, de nos jours, on a donné le nom de musique classique à toute “la musique qui a traversé le temps”! 😉
Donc, Beethoven ne représente pas les épanchements et extériorisations de la musique romantique. Pour pouvoir l’interpréter correctement, il faut plus que de la virtuosité, il faut posséder toutes les qualités d’un vrai musicien! Lang Lang démontre ici qu’il possède tout ça!
Mais il reste un pianiste extraverti, il ne fera jamais du piano comme un moine en contemplation!
J’aime bien quand les artistes se retrouvent là où on ne les attend pas. C’est comme voir une personne que vous pensez connaître et qui vous surprend en vous montrant une part secrète d’elle-même.
Ce n’est que plus touchant...
P.S. Je vous invite à regarder l’émotion dans les yeux du pianiste et du chef.
Ludwig van Beethoven - Concerto pour piano nº 5 en mi bémol majeur, op 73 (à partir de 4:20).