Avoir des préjugés…
Je parle d’abord de vous!
Disons que vous avez des préjugés envers les musiciens classiques : “c’est une bande de désorganisés avec la tête dans les nuages”.
Eh bien...
“J’ai des p’tites nouvelles pour vous”.
Est-ce que cette expression n’est employée qu’au Québec? Si oui, il y a des gens qui viennent d’en apprendre un peu plus sur les expressions québécoises.
Je disais donc : j’ai des p’tites nouvelles pour vous!
Je m’explique.
Pour contrôler un tant soit peu un instrument, en tout cas assez pour se présenter devant un public qui connaît généralement l’oeuvre par cœur, IL FAUT PRATIQUER!
Au moins 6 heures par jour.
Et en plus, on doit être capable de très bien organiser son travail parce la pratique d’un instrument, c’est d’abord un exercice solitaire.
Alors pour la désorganisation, on repassera!
Vous aviez peut-être des préjugés sur les musiciens? Moi, j’en avais sur Franz Schubert, un compositeur que je croyais connaître “farpaitement” comme disait Obélix!
Honte à moi!
Je pensais Schubert capable d’écrire des lieder (il en a tout de même composé plus de 600!), de la musique de chambre (des trios, des quatuors, etc.), quelques messes…
Pour moi, il pouvait bien organiser et construire “des petites et des moyennes affaires!” Mais pour les symphonies, quelqu’un m’avait déjà dit qu’il n’était pas vraiment dans son élément.
Et j’avais cru ça!
Honte à moi!
Pour m’excuser, je dois dire que je n’avais jamais été touchée ou impressionnée par une de ses symphonies… avant il y a 2 semaines, à un concert. C’est souvent de cette façon que je découvre une oeuvre ou un compositeur.
La 9e Symphonie de Schubert a donné un grand coup de balai dans mes préjugés, comme je viens peut-être de changer vos idées sur les musiciens!
Cette pièce a été composée au moment où il était au sommet de son art. Cependant, il n’était pas du tout conscient de son immense talent. Les derniers mois de sa vie, il a pris des cours de composition. Imaginez! Quelqu’un a osé enseigner la composition à Franz Schubert!
En écoutant ce qui suit, vous n’en reviendrez pas!
Franz Schubert - 9e Symphonie en do majeur - D 944 -
Claudio Abbado
Aucun commentaire:
Publier un commentaire