J’ai une question à vous poser : qu’est-ce qui a bien pu pousser Jean-Sébastien Bach à compléter cet immense chef d’œuvre qu’est la Messe en si mineur?
Eh bien…
On n’en sait rien!
Cette pièce fut d’abord composée en suivant le rite de l’Église catholique pour obtenir un poste à Dresde où le prince électeur pratiquait cette religion, poste qu’il n’a jamais eu. La Missa écrite alors comportait le Kyrie et le Gloria.
Au cours des 2 dernières années de sa vie, alors qu’il était presque aveugle, Bach a ajouté le Credo, le Sanctus et l’Agnus Dei. Il s’est abondamment inspiré de ses pièces composées antérieurement, celles qu’il aimait le plus probablement.
La longueur de cette oeuvre fait en sorte qu’elle est impossible à exécuter pour les Catholiques ou pour les Luthériens comme Bach.
Une messe qui ne correspond à aucune messe!
Elle dure autour de 2 heures, 2 heures de pur bonheur.
Et, oh merveille! On la joue plusieurs fois cette saison à Montréal!
(Et peut-être chez vous?)
- Les 4 et 5 décembre à l’OSM avec Kent Nagano, dans le cadre du Festival Bach.
- Le 11 mai 2019 par Les Violons du Roy avec Bernard Labadie.
Vous vous posez la question…?
Oui, je serai là.
Aujourd’hui, je vous offre un extrait de ce monument qu’est la Messe en si mineur. Selon moi, ces 4 minutes se révèlent un antidote à la guerre, à l’intolérance et à tous les abuseurs de ce monde.
Voici « Dona nobis pacem », la conclusion de la dernière grande œuvre complétée par Jean-Sébastien Bach.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire