lundi 30 octobre 2017

Le compositeur mystère...

Paroles de professeure :“Je vous fais écouter quelque chose... Si vous me dites le nom du compositeur, je vous donne 5 dollars (3,35 euros, en date d’aujourd’hui!)”.
C’est ce que je disais à mes étudiants pour agrémenter leur cours. Ensuite, je leur faisais jouer l’oeuvre que je vous propose aujourd’hui.
Et ça ne m’a jamais coûté un sou! 😉

Vous aussi, vous pouvez essayer de deviner le nom du compositeur en ne regardant pas le titre qui est imprimé sur l’image YouTube. Ou bien vous vous amusez à poser la question à quelqu’un qui n’a pas vu la fin de mon texte.
Alors…
Qui est ce personnage mystère?
Je vous donne des indices :

1. C’est un compositeur enfant prodige admiré par Mahler, Strauss et Puccini.
2. Il a été décrit par un musicologue célèbre comme : “le tout dernier souffle de l’esprit romantique de Vienne.”
3. Il était juif et fut forcé de quitter l’Europe lors de la montée du nazisme.  
4. Il a habité à Los Angeles où il a gagné un Oscar pour sa musique du film : The Adventures of Robin Hood.
5. De retour à Vienne après la guerre, il n’a jamais pu retrouver le succès car les choses avaient trop changé pendant son absence.
6. Il est revenu en Amérique et est mort à Hollywood à l’âge de 60 ans.

LA RÉPONSE :
Erich Wolfgang Korngold

Il a été mon compositeur préféré pendant une période de ma vie et écouter cette pièce m’a ramené plusieurs années en arrière. Je me suis rappelé où j’étais et ce que je vivais à ce moment-là. C’est étrange, le pouvoir de la musique...

De plus, j’ai toujours été fascinée par la ville de Vienne au début du XXe siècle et l’oeuvre de Korngold porte en elle tout l’esprit de ce temps, une sorte d’énergie créatrice et une prémonition de ce qui allait briser ce siècle : la deuxième guerre mondiale.

L’immense talent de Korngold fut une victime collatérale de l’hitlérisme comme beaucoup d’autres artistes qui ont eu le malheur de vivre à cette époque à cet endroit même. Son exil forcé en Amérique lui a fait perdre le lien qui l’unissait à toute sa culture autrichienne.

Et il n’a plus jamais été le même...


Erich Wolfgang Korngold - Quintette avec piano - Adagio
Daniel Rowland, violon - Francesco Sica, violin - Gareth Lubbe, alto - Julian Arp,  violoncelle - Luis Magalhaes, piano


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